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Études de santé : vers une première année sans redoublement ?


"Portail santé" sans redoublement, chiffres "plancher" et "plafond" à la place du numerus clausus... La Conférence des présidents d'université (CPU) et les Conférences des doyens de médecine, d'odontologie, de pharmacie et de maïeutique ont dévoilé mardi 11 décembre leurs pistes pour la future réforme des études de santé.


Mi-septembre, Emmanuel Macron avait annoncé sa volonté de supprimer pour la rentrée 2020 le concours à la fin de la première année commune aux études de santé (Paces) et le numerus clausus qui limite le nombre d’étudiants admis en deuxième année.


Le rapport commandé suite à cette annonce au groupe de travail piloté par le professeur Jean-Paul Saint-André, ancien président de l'université d'Angers, n'a pas encore été remis aux ministres de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal et de la Santé Agnès Buzyn. Mais les présidents d'université et les doyens ont présenté leurs propositions lors d'une conférence de presse ce mardi.


Parmi elle, on notera notamment la création d’un « portail santé » pour accéder aux métiers médicaux adapté aux capacités de chaque université en lieu et place du concours en fin de première année. Ce cursus qui se veut comme un mode d’évaluation équitable ne permettra pas de redoubler mais chaque étudiant disposera de deux essais pour rejoindre les filières médicales selon le scénario retenu par les universitaires.


Ainsi, les étudiants non admis en deuxième année tout en ayant validé leurs acquis pourront intégrer une autre licence en deuxième année, à partir de laquelle ils retenteront leur chance s'ils le souhaitent. Les autres pourront se tourner vers des licences dotées d'une "mineure" - ou discipline mineure - "santé", qui elles aussi offriront des passerelles.


Les deuxième et troisième années des filières médicales seront ouvertes à des étudiants issus de ces licences mais également d’autres cursus (mathématiques, biologie, sciences humaines et sociales, etc.) pour diversifier les profils des recrues.


Par ailleurs, les doyens plaident pour que le nombre d’étudiants admis soit fixé en fonction des capacités des universités et des besoins des territoires en matière de soins. Un nombre compris entre "un chiffre plancher" et "un chiffre plafond", plus souple que le numerus clausus, pour ne pas fermer la porte à des étudiants doués et motivés.


Des propositions critiquées par une dizaine d'organisations étudiantes et d'internes, qui y voit "une reproduction des erreurs passées", selon une tribune récemment publiée sur le site de L'Obs.


Le rapport officiel devrait être remis au gouvernement la semaine prochaine, selon le ministère de l'Enseignement supérieur.


Source : AFP

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