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L’échec des négociations conventionnelles expliqué au Magazine de la Santé sur France 5



Le Magazine de la Santé, cette émission présentée par Michel Cymes et Marina Carrère d’Encausse sur France5, a désiré expliquer, de façon détaillée et claire, les raisons du mécontentement actuel des dentistes et de l’échec des négociations conventionnelles avec l’Assurance Maladie auprès du grand public.

Dans le reportage, on suit ainsi le Dr Laure Daviaux, qui explique que le matériel de pointe, telle que la radio 3D, demande un investissement conséquent, qui ne peut être rentabilisé simplement grâce aux soins de base (traitement des caries ou détartrage). « Aujourd’hui, le coût des charges d’un cabinet dentaire coûte entre 100 et 150€ de l’heure. Un patient qui va venir en consultation pour une extraction dentaire, on va passer avec lui environ 30 minutes. Le coût d’une extraction devrait être aux alentours de 100-150€, voire un peu plus, le tarif imposé par la Sécurité Sociale est de 33,44€. Donc aujourd’hui, ces actes effectués par les chirurgiens-dentistes sont des actes à perte ».

Le reportage explique ensuite les types de soins majoritairement effectués en cabinet, et leurs conséquences. 65% des actes sont conservateurs (représentent seulement 35% du chiffre d’affaires) et 12% sont des soins de type prothétiques (pour 53% du CA) pour lesquels les tarifs sont libres et qui permettent d’équilibrer les revenus. Le Dr Daviaux explique : « Les actes sous-considérés sont ainsi compensés par les actes prothétiques, qui nous permettent de payer notre cabinet, notre structure, nos assistantes, et aussi de se rémunérer nous-mêmes ».

Mais l’Assurance Maladie aimerait également plafonner les prothèses, dont le coût élevé induit de nombreux renoncement de soins. Les syndicats dentaires ont ainsi accepté de négocier avec l’assurance maladie pour le plafonnement de celles-ci, en échange de la revalorisation des actes conservateurs. Bien qu’un effort ait été fait de la part de l’Assurance Maladie, la CNSD, représentée par sa présidente Catherine Mojaïsky, explique « La contrepartie qui nous était demandée, à savoir les plafonds des prothèses dentaires, était beaucoup trop brutale, et pour un bon nombre de cabinet, cela aurait représenté des pertes bien trop importantes ».

Face à l’impasse actuelle, les plafonnements et revalorisations seront ainsi prochainement imposés aux dentistes comme à l'Assurance maladie par un arbitre.

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